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Stage de pilotage Aston Martin V8 Vantage

par essaisautos 8 Mars 2015, 21:27 Stages de pilotage

Stage de pilotage Aston Martin V8 Vantage

Après avoir goûté au charme latin avec la Ferrari 328 et la Lamborghini Gallardo, et à la teutonne bodybuildée (je parle de la Porsche 911 GT3), je me suis dit : « Avec quelle voiture vais-je pouvoir m’amuser maintenant ? ». Il y avait deux possibilités qui s’offraient à moi ce jour-là : l’Audi R8 V10 ou l’Aston Martin V8 Vantage… Ayant toujours trouvé les Aston sublimes, mon choix a été vite fait…

Arrivé tôt sur le circuit de Fontenay-le-Comte (85), plusieurs bolides sont déjà présents. Parmi les plus prestigieux : Porsche 911 GT3 RS, Lamborghini Diablo, Ferrari 360 Modena, Audi R8 V10 et surtout l’Aston Martin V8 Vantage !

Mais avant de monter dans la belle anglaise et se prendre quelques minutes pour James Bond, les apprentis pilote doivent d’abord effectuer deux tours de reconnaissance du circuit à bord d’un Hummer H3. Au cours du premier tour, notre guide nous explique les trajectoires à prendre, les consignes de sécurité… Puis vient le second tour moins « théorique ». Notre pilote malmène alors le Hummer le faisant virevolter de gauche à droite en oubliant que ce n’est pas une sportive… Loin de là car malgré son V8 de 305 ch, ce pachyderme est avant tout conçu pour le tout-terrain ou le « cruising » : il plonge à chaque freinage, s’écrase sur ses suspensions à chaque virage, les pneus crissent à chaque sortie d’épingles… Arrive la ligne droite (il était temps, nous commencions à devenir nauséeux…), un kick-down brutal nous permet d’entendre le V8 au son très américain… Sympathique !

Passons maintenant de l’autre côté de l’atlantique pour nous intéresser à notre belle anglaise. Calandre typique Aston Martin, profil épurée, grandes jantes, nous sommes bien en face d’une sportive. Mais ce n’est pas vraiment une supercar comme peut l’être la Lamborghini Gallardo testée précédemment… Notre Aston tient plus de la GT ! Cela se voit à l’extérieur mais aussi à l’intérieur avec une planche de bord affichant une certaine classe, du cuir partout et une insonorisation poussée peut-être même un peu trop… Car au ralenti, difficile de dire qu’il s’agit d’un V8 de 426 ch, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Passons aux choses sérieuses, la piste nous attend ! Je prends place à bord du bolide, position quasi allongée, très basse. Le compteur affiche 98 000 km et le cuir qui recouvre le siège conducteur est un peu abimé. Je ne dois pas être le premier mais qu’importe… J’enclenche la première, la voiture part toujours dans un silence de cathédrale. Puis vient la sortie des stands et première accélération ! A ce moment-là, notre Aston change de visage : le V8 se met à chanter, les passages de rapport s’enchaînent, les accélérations sont franches et je me retrouve plaqué au siège… Jouissif !! Petite particularité : l’aiguille du compte-tours va de droite à gauche, nous sommes bien dans une Aston Martin ! (et non pas dans la dernière Peugeot 308…)

Fin du premier tour. Heureusement, il en reste neuf… Les virages s’enchaînent, l’arrière semble vif, finalement plus que sur la Lamborghini et la 911 GT3. Il faut dire que la piste était légèrement humide ce jour-là, ce qui n’aide pas lorsqu’on a entre les mains une propulsion de plus de 400 ch… Au fur et à mesure des tours, je prends confiance, mes trajectoires s’améliorent, je freine plus tard, j’accélère plus tôt en sortie d’épingles… Je prends plaisir encore un peu plus !

Comme d’habitude, difficile d’atteindre une vitesse de pointe importante, la ligne droite principale ayant été coupée par une chicane provisoire. Mais qu’importe, au-delà de la vitesse pure, les accélérations procurent finalement plus de plaisir et de sensations.

Arrive le dernier tour et l’oubli d’une règle élémentaire quand on pilote une voiture de cette puissance : j’ai accéléré sans avoir mis les roues en ligne ! Sanction immédiate, l’arrière s’est mis à glisser, frôlant même le tête-à-queue. Heureusement l’électronique était là pour remettre la voiture en ligne… Le commentaire de mon co-pilote d’un jour ne s’est pas fait attendre : « Heureusement que c’est votre dernier tour car vous commencez à prendre confiance et ce serait dommage que vous terminiez dans le bac à graviers ». Merci à lui quand même de m’avoir laissé pas mal de libertés. Ce n’est pas toujours le cas…

Voilà, il est temps de rentrer aux stands et de laisser la place à un autre heureux apprenti pilote.

En résumé, comme il a été dit précédemment, il s’agit plus d’une GT que d’une Supercar. Sa prise en main a été plus facile et rapide, me permettant de mieux exploiter son potentiel. Un passionné s’orientera plus facilement vers une italienne (Ferrari, Lamborghini…) et pourtant il est probable que cette Aston lui procurera plus de sensations et de plaisir.

Stage de pilotage Aston Martin V8 Vantage
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Stage de pilotage Aston Martin V8 VantageStage de pilotage Aston Martin V8 VantageStage de pilotage Aston Martin V8 Vantage

Et si le son du V10 Audi vous intéresse...

commentaires

philou86 13/08/2015 11:51

Beaucoup de charme cette voiture... Et facilement utilisable sur route comme sur circuit !

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