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Stage de pilotage Formule Renault

par essaisautos 8 Mars 2015, 21:28 Stages de pilotage

Stage de pilotage Formule Renault

Après m’être essayé aux GT, aux supercars, que me restait-il à piloter ? Une monoplace bien sûr !

Sans aller jusqu’à la formule 1 dont les stages sont affichés à des prix très élevés, je me suis laissé tenter par la formule Renault…

Arrivé en début d’après-midi sur le circuit de Mérignac (33), les 8 monoplaces disponibles ce jour-là sont alignées. Mais avant de pouvoir s’y insérer, il faut d’abord s’équiper de combinaisons, de chaussures et de casques puis se soumettre à l’épreuve du briefing. Après avoir passé en revue le circuit, les trajectoires idéales, les règles de sécurité, le fonctionnement (pas si simple) de la monoplace, on nous explique que nous ne sommes pas là pour faire de la compétition et qu’il y a un circuit de karting juste à côté pour cela… Obligation de rester en 4 ème même dans les portions lentes du circuit, la 5 ème est autorisée dans la ligne droite principale. On nous précise également qu’il est interdit de doubler sans l’autorisation des commissaires de piste répartis un peu partout sur le circuit. Ce sont eux qui détectent les voitures les plus lentes et qui font en sorte que les dépassements se déroulent dans les zones autorisées. Si nous ne respectons pas ces consignes, c’est retour aux stands direct ! Ok, les consignes sont strictes mais logiques compte tenu du fait que nous serons seuls au volant de voitures de compétition…

Après ce briefing de près d’une heure, nous pouvons enfin nous diriger vers les stands. Après un petit tour de reconnaissance en camionnette, il est temps de passer au tirage au sort pour savoir qui va faire partie de la première salve de pilotes. Bon tirage pour moi, je partirai dès le début, en 3ème position.

Installation dans le cockpit : une première jambe puis la seconde, puis passage des bras, l’intérieur est logiquement exigu et très inconfortable dans la mesure où il n’y a pas de siège baquet. Une simple mousse fait office de douceur pour les fessiers… Ce n’est pas grave, après tout, nous sommes là pour le sport !

Un commissaire met en place le volant. Mains posées à neuf heures et quart, il est temps de démarrer le moteur. Tiens justement, parlons-en du moteur… Il est très connu dans la mesure où il s’agit du 1.6 16 soupapes Renault légèrement retravaillé pour atteindre 120 ch. Compte tenu d’un poids contenu (environ 500 kg), on nous promet le 0 à 100 km/h en 5.5 s et des relances tonitruantes.

Allons sur la piste pour le vérifier… Démarrage à l’aide du bouton situé à ma droite, petit coup d’accélérateur pour aider le moteur à se lancer, ça y est nous y sommes. Passage de la 1ère à l’aide du levier de vitesse situé à ma droite. Il s’agit d’une boîte séquentielle, on tire pour monter les rapports, on pousse pour les descendre. Tout l’inverse de nos voitures de série. Attention à ne pas se tromper…

Petit coup d’accélérateur et on relâche tout doucement l’embrayage, et hop, je cale ! Le point de patinage n’est pas simple à trouver, c’est tout ou rien ! Ce n’est pas grave, ça arrive fréquemment, on redémarre et c’est parti !

Sortie des stands, 1ère, 2 ème, 3 ème, 4 ème, nous voici dans le vif du sujet ! Ça pousse fort, ça ne prend évidemment aucun roulis, on saute d’un virage à l’autre en un rien de temps ! Et même en 4 ème, les reprises en sortie de virages sont bonnes.

Arrivé au niveau de la ligne droite, passage de la 5 ème, ça craque un peu, il ne faut pas hésiter à tirer franchement sur le levier et à enfoncer la pédale d’embrayage. Cette voiture est faite pour les pilotes ! Impossible de connaître la vitesse, ces Formules Renault ne disposent pas de tachymètre. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une voiture destinée à la compétition, la chasse aux kilos est primordiale.

Arrivé en bout de ligne droite, je rétrograde en 4 ème. Là encore, un coup sec sur le levier est obligatoire !

J’arrive au niveau d’un retardataire, on me fait signe d’attendre pour dépasser. Arrive alors l’endroit idéal, j’enfonce alors l’accélérateur et ressens alors une poussée franche, sans creux en bas régime malgré le « blocage » obligatoire en 4 ème. Quel couple !

Au fur et à mesure des tours, je prends confiance et atteins des vitesses de passage en courbe de plus en plus importantes. La tenue de route est époustouflante. Le freinage beaucoup moins à cause d’un manque de mordant étonnant…

Malheureusement, il est déjà temps de rentrer aux stands, je n’ai pas vu passer les huit tours…

Il faut se résigner à redonner la combinaison, les chaussures et le casque contre un diplôme honorifique de participation à un stage de pilotage en Formule Renault.

En définitive, étant seul au volant d’une véritable voiture de compétition, on ressent un grand sentiment de liberté. Mais ce n’est pas simple de réussir à exploiter tout le potentiel d’une telle monoplace, même affublée d’un simple moteur de Renault Scénic. Je n’ose imaginer ce que doit être le pilotage d’une F1, autrement plus puissante et à peine plus lourde. Comme il nous a été dit, il ne faut pas s’attendre à atteindre des vitesses phénoménales, les participants sont avant tout ici dans le cadre d’une initiation au pilotage d’une monoplace. Et puis, être pilote, c’est un métier !

Stage de pilotage Formule Renault
Stage de pilotage Formule RenaultStage de pilotage Formule Renault
Stage de pilotage Formule RenaultStage de pilotage Formule Renault

En prime, une vidéo d’un pilote au volant d’une Formule France équipée d’un moteur Hayabusa de 200 ch

commentaires

Tpilotage 24/01/2017 15:19

merci pour ce retour d'expérience sur ce stage de pilotage qui donne vraiment envie

Tino561 31/03/2015 10:49

Ça doit être beaucoup plus sympa qu'un stage GT malgré la frustration de la 4 minimum.

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